LES 100 PREMIERS JOURS DU MAIRE OLIVIER CONTE DE LA CORPOPETRUSSIE EN MÉTROPOLE TOURANGELLE
- Qui décide vraiment à Saint-Pierre-des-Corps ?
Six mois après les élections, entre compétences municipales, décisions métropolitaines et grands projets, VESEMT fait les comptes.
Nous titrons « les 100 premiers jours », certes, nous sommes désormais beaucoup plus près des 200, mais à Saint-Pierre-des-Corps, le bilan n’étant manifestement pas le plat préféré de nos navigateurs-décideurs ou élus municipaux, ce petit détail de calendrier ne concernera que les VRAIS observateurs, et puis, soyons honnêtes, en matière de bilan, mieux vaut parfois attendre un peu, cela laisse le temps de distinguer les annonces des décisions, les promesses des réalisations, et surtout de comprendre qui décide vraiment. Car à Saint-Pierre-des-Corps, une question revient sans cesse : lorsque quelque chose change, se construit, se dégrade, se finance, se retarde ou disparaît, est-ce la Ville, est-ce la Métropole, est-ce un bailleur, est-ce la SNCF, est-ce un autre opérateur, et surtout, QUI TIENT RÉELLEMENT LE STYLO ? C’est précisément l’objet de ce bilan, et pas question pour le Comité Populaire de VESEMT de mettre sur le dos du maire ce qui relève de Tours Métropole Val de Loire, mais pas question non plus de lui permettre de se réfugier derrière la Métropole chaque fois qu’une décision déplaît aux habitants, car être maire de Saint-Pierre-des-Corps aujourd’hui, ce n’est plus seulement gérer ce qui reste dans le portefeuille communal, c’est aussi défendre la ville au sein de la Métropole, peser dans les arbitrages, obtenir des réponses, exiger de la transparence et porter la parole des habitants. Alors, après ces premiers mois de mandat et avec quelques jours de retard sur nos fameux « 100 jours », faisons les comptes, et surtout, regardons qui décide quoi.
I. LA MÉTROPOLE N’EST PAS « À CÔTÉ » DE SAINT-PIERRE-DES-CORPS
Elle est dans Saint-Pierre-des-Corps, et elle y possède une partie considérable des leviers qui façonnent la ville. Depuis 2018, les voiries communales et départementales ont été transférées à Tours Métropole Val de Loire, et le règlement de voirie métropolitain rappelle que la Métropole gère aujourd’hui plus de 1 800 kilomètres de voirie, ce qui change évidemment la lecture de dossiers comme celui de la place Maurice-Thorez, car lorsque des travaux touchent une voirie métropolitaine, il ne suffit donc pas de regarder ce que dit ou fait la mairie, il faut demander qui possède la compétence, qui décide, qui finance, qui prescrit, qui réalise, qui entretient, et surtout QUI A ASSOCIÉ LES HABITANTS. C’est exactement le type de questions que nous nous posons depuis plusieurs mois sur une mise en œuvre dont la brutalité n’a d’égal que le mépris de celui qui a pris une telle décision, parce qu’une compétence administrative n’efface jamais les conséquences concrètes pour celles et ceux qui habitent la ville.
II. LA PISCINE : QUAND LA « VICTOIRE POLITIQUE » DEVIENT UNE ADDITION MUNICIPALE
C’est probablement le dossier qui résume le mieux le problème, car en février 2024, Tours Métropole Val de Loire avait inscrit la piscine de Saint-Pierre-des-Corps dans son « plan piscines », le projet était présenté comme relevant de l’intérêt métropolitain et des crédits d’étude avaient été prévus, et lors du débat métropolitain, la volonté de rénover ou reconstruire la piscine à Saint-Pierre-des-Corps avait même été explicitement rappelée. Dans nos colonnes, nous avions déjà posé la question : que devient cette promesse ? La réponse est aujourd’hui pour le moins troublante, car la Métropole avait annoncé, la Métropole avait inscrit, la Métropole avait financé des études, puis le projet a été repoussé, et voilà désormais la commune appelée à remettre la main au portefeuille. Le problème n’est donc pas de savoir s’il faut ou non reconstruire la piscine, il faut la reconstruire, le problème est de savoir pourquoi un équipement présenté comme d’intérêt métropolitain peut finalement revenir, pour une part substantielle, à la charge de la commune, et là, une question devient incontournable : À QUOI SERT L’INTÉRÊT MÉTROPOLITAIN S’IL PERMET SURTOUT DE MÉTROPOLISER LA PROMESSE ET DE REMUNICIPALISER L’ADDITION ?
III. LA VOIRIE : MAURICE-THOREZ N’EST PAS QU’UNE AFFAIRE MUNICIPALE
Nous devons ici corriger une lecture trop municipale du dossier, car la place Maurice-Thorez n’est pas simplement « une place de la mairie », et pour sa dimension voirie et domaine public routier, elle relève de la compétence métropolitaine, le règlement de voirie de Tours Métropole rappelant le transfert des voiries communales et départementales à la Métropole depuis le 1er janvier 2018, ce qui donne une autre portée à notre série d’articles sur Maurice-Thorez. Depuis mai, nous avons documenté les questions relatives aux travaux, aux transformations de la place, aux documents administratifs, au dossier Lidl, aux espaces publics, aux circulations et au stationnement, et le 17 août, nous avons également rendu public le fait que la CADA instruisait notre saisine concernant notamment les documents relatifs aux transformations de la place et aux responsabilités respectives concernant espaces privés et publics. La question n’est donc pas simplement « pourquoi la mairie ne nous répond-elle pas ? », elle est aussi « pourquoi les habitants ne peuvent-ils pas comprendre clairement ce qui relève de la Ville et ce qui relève de la Métropole ? », et c’est précisément ce brouillage qui permet à chacun de communiquer sur ce qui l’arrange et de renvoyer la responsabilité à l’autre lorsque cela devient moins glorieux, ce qui n’est pas seulement un problème administratif, mais un problème démocratique.
IV. LES DÉCHETS : QUAND LA MÉTROPOLE ET LA COMMUNE ABANDONNENT LE « DERNIER MÈTRE »
Parlons d’un dossier qui permet de comprendre immédiatement l’impasse des politiques locales : la gestion des déchets, car pour un habitant de Saint-Pierre-des-Corps, le déchet est d’abord une affaire de rue, de bac, de ramassage ou d’encombrants, c’est le quotidien concret, et pourtant c’est bien l’échelle métropolitaine (TMVL) qui pilote l’organisation de cette politique, sous le regard complice ou impuissant d’une municipalité abonnée aux effets de manche. Il suffit de parcourir régulièrement les réseaux sociaux pour constater le scénario bien huilé des publications locales : une photo montrant des encombrants abandonnés près des points d’apport volontaire, un rappel à l’ordre, l’invocation permanente du civisme des habitants, et parfois la promesse de sanctions, mais si ce rituel médiatique se répète inlassablement depuis plus de cinq ans, c’est bien que le problème ne se règle pas, et l’explication simpliste selon laquelle les Corpopétrussiens seraient « collectivement moins civiques » que les habitants des communes voisines ne tient pas une seule seconde, car à force de photographier le symptôme pour faire diversion, on oublie méthodiquement de chercher la cause. Personne ne conteste l’évidence : abandonner ses déchets n’importe où dégrade le cadre de vie et pénalise l’immense majorité des habitants qui respectent les règles, mais le dépôt sauvage n’est pas toujours le fruit d’une pure incivilité préméditée, c’est très souvent l’échec direct du « dernier mètre », et qu’est-ce que le dernier mètre ? C’est précisément la distance exacte qui reste entre l’habitant et la solution. Prenons le cas d’un déménagement : un logement doit être vidé, les meubles s’accumulent, le calendrier se resserre et le volume dépasse les prévisions, et si la solution municipale ou métropolitaine est complexe, inadaptée, trop lente ou déconnectée des réalités des quartiers, ce n’est pas un panneau d’interdiction ou un post indigné sur Facebook qui fera magiquement disparaître les placards et les canapés, car le tout-répressif est très photogénique pour les élus en panne d’idées, mais il ne remplace pas une infrastructure de proximité digne de ce nom, et en matière de service public, le dernier mètre est celui où il ne faudrait précisément jamais abandonner les habitants.
L’expérimentation de caméras et d’intelligence artificielle dans les camions de collecte fournit un autre exemple, car la technologie peut évidemment permettre de mieux comprendre les erreurs de tri, très bien, mais la question n’est pas seulement « une caméra peut-elle reconnaître une erreur dans un bac jaune ? », la vraie question est « QUE FAIT-ON ENSUITE DE CE QU’ELLE A VU ? », et ce sont donc des questions parfaitement légitimes que de savoir combien de temps les images sont conservées, qui peut y accéder, si le bac est identifiable, si les données peuvent être reliées à une adresse ou croisées avec d’autres fichiers, quelles conséquences peut avoir une erreur, comment elle peut être contestée et quelle est exactement la finalité de l’expérimentation. On ne demande pas au service public de renoncer à la technologie, on demande de savoir pourquoi elle est utilisée, avec quelles garanties et pour quel résultat, car le tri, c’est nécessaire, mais ça ne fait pas disparaître les déchets, et si l’on peut améliorer le tri tout en continuant à produire toujours plus de déchets, alors la vraie question politique reste celle-ci : RÉDUIRE LE COÛT DU DÉCHET EST-IL VRAIMENT LA MÊME CHOSE QUE RÉDUIRE LE DÉCHET ? Non, et cette nuance n’est pas sémantique, elle est politique, car une véritable politique des déchets devrait distinguer la quantité totale produite, la quantité correctement triée, la quantité effectivement valorisée et la quantité finalement éliminée, parce qu’un déchet « bien trié » reste d’abord un déchet, et la caméra peut mesurer une erreur dans le bac jaune, mais elle ne peut pas demander au fabricant pourquoi son produit est suremballé, ni imposer le réemploi, ni développer la consigne, ni empêcher un produit parfaitement recyclable d’être conçu pour être jeté. Nous ne sommes pas hostiles au tri, nous ne sommes pas hostiles à l’intelligence artificielle, nous ne sommes même pas hostiles aux caméras lorsqu’elles permettent réellement d’améliorer un service public, mais nous refusons que la technologie serve de cache-misère politique, car le meilleur déchet est celui que la caméra n’a jamais eu à filmer.
V. LA GARE, LE PARVIS ET LA PORTE EST : CINQ MILLIONS DE MÉTROPOLE, DES CONSÉQUENCES TRÈS LOCALES
Voilà un autre exemple beaucoup plus concret, car sur le papier, le parvis de la gare est une réussite métropolitaine, mais sur place, c’est notre quotidien, avec plus de cinq millions d’euros, un espace public transformé, une gare présentée comme une grande porte d’entrée de la Métropole, et derrière les images institutionnelles, des habitants qui vivent autour du projet. À la Galboisière, nous savons ce que cela signifie, nous ne sommes pas « autour » du projet, nous sommes dedans, les habitants ont subi les travaux, ils subiront leurs conséquences, et ils subiront encore les transformations à venir, et pourtant, la question démocratique fondamentale reste entière : OÙ SONT LES HABITANTS DE LA GALBOISIÈRE DANS LA CONCEPTION DE CES GRANDS PROJETS ? Le projet du parvis est annoncé à 5,2 millions d’euros, financés par Tours Métropole Val de Loire, et VESEMT a documenté la question de l’ombre, de la chaleur, de la végétalisation et de la qualité réelle des espaces produits, mais il faut désormais élargir le regard, parce que le problème ne se résume pas à savoir si l’on peut trouver de l’ombre sur le parvis, le problème est que les habitants qui vivent au contact immédiat des grands projets métropolitains ne peuvent pas être considérés comme une variable secondaire de l’équation, et la Galboisière en est l’illustration. Derrière la gare apparaît d’ailleurs la Porte Est Métropolitaine, autrement dit un territoire beaucoup plus vaste que le seul centre-ville de Saint-Pierre-des-Corps, avec mobilités, gare, Yvaudières, Rochepinard, foncier, développement économique, espaces publics, logements et intermodalité, et c’est ici que la réalité institutionnelle rattrape le discours municipal, car LES GRANDES TRANSFORMATIONS DE SAINT-PIERRE-DES-CORPS NE SE JOUENT PLUS SEULEMENT DANS LA SALLE DU CONSEIL MUNICIPAL, elles se jouent dans les conseils métropolitains, les conventions partenariales, les programmes d’aménagement, les budgets métropolitains, les négociations entre collectivités, les relations avec les opérateurs et les arbitrages entre différents territoires. Alors la question n’est pas de savoir s’il faut supprimer la mairie, évidemment non, la question est beaucoup plus politique : LA MAIRIE EST-ELLE CAPABLE DE PESER RÉELLEMENT LÀ OÙ LES DÉCISIONS STRUCTURANTES SONT PRISES ?
VI. LA GALBOISIÈRE : VTH PORTE LES TRAVAUX, MAIS LES HABITANTS NE VIVENT PAS DANS UN SILO
Soyons précis, car la réhabilitation de la Galboisière est portée techniquement et financièrement par Val Touraine Habitat, ce n’est pas un projet municipal, et ce n’est pas, à proprement parler, un chantier directement porté par la Métropole, nous l’avons dit, nous le redisons, mais cela ne signifie absolument pas que la Galboisière puisse être sortie de la réflexion métropolitaine, et pourquoi ? Parce qu’un habitant ne vit pas dans des cases administratives, il vit dans un quartier, il prend le train, il traverse le parvis, il emprunte la voirie, il subit les travaux, il rentre chez lui, il regarde son immeuble être réhabilité, il supporte les nuisances, et il découvrira demain les nouveaux usages de l’espace public autour de son logement, et le parvis de la gare et la Galboisière sont donc deux projets juridiquement distincts mais PHYSIQUEMENT ET SOCIALEMENT LIÉS. C’est précisément cette approche en silos que nous refusons, car VTH peut porter la réhabilitation des 230 logements de la Galboisière, cela ne dispense ni la Ville ni la Métropole de regarder les conséquences cumulées des transformations du quartier, et la concertation menée par VTH en juillet 2026 montre d’ailleurs qu’une opération de cette ampleur touche directement les locataires, avec 230 logements, 13,27 millions d’euros de travaux, une rénovation énergétique et des interventions étalées dans le temps, mais combien de personnes ont pensé simultanément à Galboisière + gare + parvis + voirie + mobilités + Porte Est + chaleur + inondation + usages du quartier ? Voilà la vraie question.
VII. LA RABATERIE : UNE TRANSFORMATION QUE LA VILLE NE MAÎTRISE PAS SEULE
La Rabaterie est peut-être le meilleur exemple d’une autre réalité, car la Ville est bien présente, elle porte notamment le projet de transformation du centre commercial et certains équipements publics, mais le renouvellement urbain de la Rabaterie est un projet beaucoup plus large, inscrit dans le NPNRU et articulé avec Tours Métropole, l’ANRU, les bailleurs sociaux et d’autres financeurs, et certaines opérations sont directement conduites par la Métropole. La place des Cosmonautes en est l’exemple, les travaux sont menés par Tours Métropole Val de Loire et s’inscrivent dans le projet de renouvellement urbain de la Rabaterie, et pour Chassepinière, le site officiel du projet est encore plus explicite : « Tours Métropole Val de Loire porte le projet de réaménagement », avec le soutien de la Ville. La nuance est essentielle, car la mairie n’est pas inexistante, mais elle n’est pas non plus le pilote unique de la transformation du quartier, et pourtant, dans la communication politique locale, combien de fois entend-on parler de « la Ville » comme si elle décidait seule de l’avenir de Saint-Pierre-des-Corps ?
VIII. GENS DU VOYAGE : UNE COMPÉTENCE MÉTROPOLITAINE, UNE RESPONSABILITÉ QUI NE PEUT PAS ÊTRE DILUÉE
Le dossier des gens du voyage rappelle lui aussi que certaines compétences qui paraissent spontanément municipales relèvent aujourd’hui de la Métropole, et la fermeture du terrain d’accueil, les questions de dépollution, de reconstruction, de calendrier, de coûts et de responsabilités posent donc une question simple : QUI EST RESPONSABLE DE QUOI ? Et surtout, qui informe les habitants, qui informe les personnes concernées, qui fixe le calendrier, qui assume les conséquences des retards ? Une compétence métropolitaine ne doit pas devenir une responsabilité invisible, car pour les personnes concernées, le problème reste très concret, un terrain fermé reste un terrain fermé, un logement ou une solution d’accueil absente reste une difficulté, un retard reste un retard, et une dépollution ne devient pas moins importante parce qu’elle figure dans le portefeuille d’une autre collectivité.
IX. MAGASIN GÉNÉRAL : DANS L’AFFICHE, PAS ENCORE DANS LE PÉRIMÈTRE OPÉRATIONNEL
Et nous arrivons à un dossier qui mérite une précision particulière, car le Magasin Général apparaît bien dans le dossier et dans la communication autour du projet Métropole Est, mais il faut être précis : IL NE FAIT PAS PARTIE DU PÉRIMÈTRE OPÉRATIONNEL DU PROJET, et c’est précisément ce que VESEMT conteste, et pourquoi ? Parce que cinq ans après qu’une délibération du Conseil municipal a acté sa vente, la vente n’est toujours pas concrétisée, pendant ce temps, le bâtiment et le patrimoine se dégradent, et ce qui pourrait être un élément de valorisation du secteur devient progressivement un problème, pas seulement pour Saint-Pierre-des-Corps, mais aussi pour la cohérence future du projet de Métropole Est, car comment prétendre construire une nouvelle façade Est du territoire en laissant un élément patrimonial aussi important dans une situation aussi incertaine ? Il faut donc poser quelques questions très simples : où en est réellement la vente, quelles conditions empêchent sa concrétisation, quel est le calendrier, quel projet est envisagé, quelles garanties existent pour le patrimoine, quelle articulation avec la transformation du secteur Est, et surtout POURQUOI UN ÉLÉMENT PRÉSENT DANS LE DOSSIER ET SUR L’AFFICHE RESTE-T-IL HORS DU PÉRIMÈTRE OPÉRATIONNEL ? VESEMT ne demande pas de brouiller les compétences, nous demandons exactement l’inverse, qu’elles soient clarifiées, et que le Magasin Général soit considéré comme un élément stratégique du devenir de l’Est métropolitain, parce qu’au bout de cinq ans, une vente qui reste au point mort n’est plus simplement un dossier administratif, C’EST DEVENU UN PROBLÈME URBAIN, et on ne peut pas demander aux habitants de regarder vers l’avenir tout en laissant certains morceaux essentiels du territoire attendre indéfiniment dans le rétroviseur.
X. ET NOS « NOUVELLES ÉQUIPES » DANS TOUT ÇA ?
C’est là que notre bilan devient volontairement désagréable, parce que depuis plusieurs mois, nous entendons beaucoup parler de proximité, de renouveau, de méthode, de concertation, de démocratie locale, mais lorsqu’on prend les grands dossiers un par un, le constat est beaucoup moins flatteur, car la Métropole possède les grands leviers, la Ville communique dessus, et les habitants demandent encore : QUI DÉCIDE ? C’est précisément pourquoi VESEMT a publié son propre guide « TMVL Vs Ville : avant de juger, savons-nous qui décide ? », parce qu’avant de demander des comptes, il faut savoir à qui les demander, mais cette clarification produit une conséquence politique assez vertigineuse, car plus nous regardons les compétences, plus nous constatons que la municipalité dispose d’un poids réel beaucoup plus limité sur les grands projets qui transforment actuellement la commune. Cela ne l’exonère pas, AU CONTRAIRE, cela rend sa responsabilité politique différente, elle ne peut pas prétendre tout décider, mais elle ne peut pas non plus prétendre ne rien pouvoir faire, et son rôle devrait être de défendre les intérêts des habitants auprès de la Métropole, d’obtenir des engagements écrits, d’exiger des calendriers, de négocier des financements, d’imposer la transparence, d’organiser la concertation, de coordonner les projets, de rendre compte aux habitants des arbitrages métropolitains, de porter les désaccords lorsqu’ils existent, et surtout de ne pas découvrir les décisions en même temps que la population.
XI. LE VRAI BILAN : LES ADMINISTRATIONS RAISONNENT EN COMPÉTENCES, LES HABITANTS VIVENT LES CONSÉQUENCES
Voilà peut-être le véritable fil rouge de ces premiers mois, car les administrations ont leurs périmètres, les collectivités ont leurs compétences, les opérateurs ont leurs responsabilités, les bailleurs ont leurs programmes, la SNCF a ses projets, la Métropole a ses compétences, la Ville a les siennes, et tout cela est parfaitement compréhensible, sur le papier, mais un habitant ne vit pas dans un organigramme, il vit dans un quartier, il prend une rue, il utilise une gare, il traverse un parvis, il habite un immeuble, il trie ses déchets, il attend une piscine, il subit des travaux, et demain, il devra vivre avec la Porte Est, alors peu importe que le projet soit juridiquement découpé entre cinq acteurs, les conséquences, elles, arrivent dans la même boîte aux lettres. LES ADMINISTRATIONS RAISONNENT EN COMPÉTENCES, LES HABITANTS VIVENT LES CONSÉQUENCES CUMULÉES, et c’est cela que devrait intégrer toute politique sérieuse de proximité.
XII. LE MAIRE N’EST PAS UN FIGURANT, MAIS IL DOIT CESSER DE JOUER AU METTEUR EN SCÈNE
Soyons clairs, nous ne demandons pas une mairie impuissante, nous demandons une mairie qui utilise pleinement le pouvoir qu’elle possède réellement, car un maire ne peut pas empêcher la Métropole d’exercer une compétence métropolitaine, mais il peut être le premier défenseur des habitants lorsqu’une décision métropolitaine les concerne, il peut négocier, il peut alerter, il peut mobiliser, il peut rendre publics les désaccords, il peut demander des études, il peut exiger des compensations, il peut organiser de vraies concertations, il peut refuser que les habitants découvrent les projets une fois les décisions prises, et surtout IL PEUT ARRÊTER DE PRÉSENTER COMME UNE VICTOIRE MUNICIPALE CE QUI RELÈVE PRINCIPALEMENT D’UNE DÉCISION MÉTROPOLITAINE. Parce que l’inverse est tout aussi vrai, IL NE PEUT PAS ÊTRE TENU POUR RESPONSABLE DE TOUT CE QUE DÉCIDE LA MÉTROPOLE, mais il doit être jugé sur une chose essentielle : SA CAPACITÉ À DÉFENDRE SAINT-PIERRE-DES-CORPS LORSQU’IL VA NÉGOCIER À LA MÉTROPOLE, et cela suppose que les habitants sachent ce qu’il demande, ce qu’il obtient, ce qu’il refuse, ce qu’il négocie, ce qu’il accepte et ce qu’il ne peut pas obtenir, c’est cela, rendre le pouvoir lisible.
XIII. SIX MOIS, DONC. ET MAINTENANT ?
Nous ne demandons pas moins de Métropole, nous demandons une Métropole qui assume ses responsabilités, nous ne demandons pas moins de mairie, nous demandons une mairie qui assume les siennes, nous ne demandons pas moins de projets, nous demandons que les habitants soient enfin considérés comme des parties prenantes de ces projets, et nous ne demandons surtout pas que l’on choisisse entre la Ville et la Métropole, nous demandons que l’on cesse de nous raconter que l’une peut agir sans l’autre, parce que Saint-Pierre-des-Corps n’est plus une petite ville isolée qui pourrait décider seule de son avenir, mais elle n’est pas non plus une simple parcelle administrative de la Métropole, elle est une ville, une ville populaire, une ville habitée, une ville traversée, une ville transformée, et depuis ces premiers mois de mandat, une question nous obsède toujours : QUI TIENT VRAIMENT LE STYLO ? Parce que lorsqu’il s’agit de communiquer, tout le monde semble savoir, lorsqu’il s’agit de décider, c’est beaucoup moins clair, et lorsqu’il s’agit de subir les conséquences, LES HABITANTS, EUX, SAVENT TRÈS BIEN OÙ ILS HABITENT.
XIV. NOTRE QUESTION N’EST PAS « QUI EST RESPONSABLE ? »
Elle est plus exigeante : QUI EST RESPONSABLE DE QUOI, ET QUI REND DES COMPTES À QUI ? C’est une nuance essentielle, parce qu’un système institutionnel complexe peut devenir une machine extraordinaire à produire de l’irresponsabilité politique, car la Ville renvoie vers la Métropole, la Métropole renvoie vers un opérateur, l’opérateur renvoie vers le calendrier, le calendrier renvoie vers les études, les études renvoient vers les financements, les financements renvoient vers les arbitrages, et pendant ce temps, les habitants attendent, ou paient, ou subissent, ou s’adaptent, ou déménagent, ou vivent avec, ou regardent les pelleteuses. Ce n’est pas cela, la démocratie locale, car la démocratie locale ne consiste pas seulement à informer, elle consiste à permettre aux habitants de comprendre où se prend la décision, comment elle se prend, qui peut encore la modifier, quels arbitrages ont été rendus et avec quels effets pour eux.
XV. CE QUE NOUS ATTENDONS DÉSORMAIS
Nous ne demandons pas un miracle, nous demandons des choses assez simples, à commencer par une cartographie publique des responsabilités, pour chaque grand projet, Ville, Métropole, Région, État, SNCF, bailleur ou autre opérateur, afin de savoir qui fait quoi, qui paie quoi, qui décide quoi, qui entretient quoi et qui répond aux habitants. Nous demandons aussi des calendriers lisibles, pas seulement « le projet avance », mais quelle étape, quelle date, quelle décision, quel financement et quel prochain arbitrage, des concertations avant et pas après, car une concertation qui arrive lorsque le projet est déjà verrouillé n’est pas une concertation, c’est une présentation, et une présentation n’est pas un pouvoir d’agir, des comptes rendus, car une réunion publique sans compte rendu laisse toujours une question : qu’est-ce qui a réellement été dit, et surtout qu’est-ce qui a été retenu, et enfin des réponses aux habitants, pas uniquement aux associations, pas uniquement aux élus, pas uniquement aux techniciens, pas uniquement aux acteurs institutionnels, aux habitants, parce que CE SONT EUX QUI VIVENT LE PROJET APRÈS LE DÉPART DES TECHNICIENS ET DES ÉLUS.
XVI. ALORS, LE BILAN ?
Après ces premiers mois, nous ne dirons pas que rien n’a été fait, ce serait faux, nous ne dirons pas non plus que tout relève de la mairie, ce serait tout aussi faux, et nous ne dirons certainement pas que la Métropole est responsable de tout, ce serait encore faux, notre constat est différent : LE PROBLÈME EST L’ARTICULATION ENTRE LES POUVOIRS. La Métropole intervient de plus en plus dans ce qui transforme concrètement Saint-Pierre-des-Corps, la Ville reste l’interlocuteur naturel des habitants, et entre les deux, il existe un espace politique qui doit être beaucoup plus visible, c’est là que se situe aujourd’hui une part essentielle de la responsabilité du maire, non pas prétendre décider de tout, mais peser, négocier, alerter, obtenir, résister lorsque c’est nécessaire, rendre compte, et surtout FAIRE EN SORTE QUE SAINT-PIERRE-DES-CORPS NE SOIT PAS SIMPLEMENT LE TERRITOIRE SUR LEQUEL LES AUTRES DÉCIDENT.
CONCLUSION
Six mois après l’installation des « nouvelles équipes », notre bilan tient donc en quelques mots, car il ne s’agit pas de savoir si le maire est responsable de la piscine, il ne s’agit pas de savoir si la mairie gère les caméras des camions de déchets, il ne s’agit pas de savoir si le maire pilote la gare, il ne s’agit pas de savoir si la Ville porte seule la Rabaterie, il ne s’agit pas de savoir si le Magasin Général appartient au périmètre opérationnel de la Métropole Est — puisqu’il n’y appartient pas aujourd’hui —, il s’agit de savoir ce que fait la Ville lorsque ces projets transforment Saint-Pierre-des-Corps, il s’agit de savoir si elle anticipe, négocie, défend, informe, associe et rend compte, parce qu’un maire ne peut pas choisir ses compétences, mais il peut choisir la manière dont il exerce son mandat dans un système où une grande partie des décisions structurantes sont prises ailleurs, et c’est là que nous attendons désormais les « nouvelles équipes », pas dans la communication, pas dans le commentaire, pas dans l’inauguration, mais dans la capacité à faire entendre une ville populaire au sein d’une Métropole qui prend une place croissante dans son avenir.
SAINT-PIERRE-DES-CORPS N’A PAS BESOIN D’UN MAIRE QUI FAIT SEMBLANT DE TOUT DÉCIDER, ELLE A BESOIN D’UN MAIRE QUI PÈSE LÀ OÙ ÇA DÉCIDE, et surtout d’habitants qui savent où ça décide, qui décide, avec quel argent, pour quel projet et avec quelle possibilité encore d’intervenir, parce que c’est peut-être cela, au fond, le véritable enjeu de ces « 100 premiers jours » : NE PLUS REGARDER LA POLITIQUE LOCALE COMME UN SPECTACLE, REGARDER QUI TIENT LE STYLO.
Dans la perspective de cet article complet, nous annonçons également la publication prochaine du bilan des 100 jours d’Olivier Conte de la Corpopétrussie en Terre Tourangelle , qui permettra de revenir en détail sur une politique municipale plus que jamais restée clouée au quai.
Saint-Pierre-des-Corps, le 14 septembre 2026
Comité populaire et néanmoins bienveillant de Vivre (surtout) Ensemble et (si possible) Solidaires en Métropole Tourangelle (VESEMT).
RESSOURCES : (chaque article dispose de ressources nombreuses)
POUR COMPRENDRE LE CADRE POLITIQUE
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VESEMT — « Penser l’avenir communal à l’échelle de la métropole » — 8 mars 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « TMVL Vs Ville : avant de juger, savons-nous qui décide ? » — 5 septembre 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « Ressources & liens » — 5 septembre 2026 — Lire sur VESEMT.org
PLACE MAURICE-THOREZ
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VESEMT — « Place Maurice-Thorez : quand la communication précède l’explication et nourrit la défiance » — 19 mai 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « Place Maurice-Thorez : chronique d’une transparence invisible » — 15 juin 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « Le dossier Maurice-Thorez — Le mystère des documents disparus » — 1er juillet 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « LIDL, recrutements et transparence : la CADA va savoir ce qu’on nous cache » — 6 juillet 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « Place Maurice-Thorez : la CADA instruit, la place attend toujours des réponses » — 17 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
DÉCHETS
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VESEMT — « Déchets et TMVL : si tout est toujours la faute des habitant·es, à quoi sert encore un service public ? » — 7 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « TMVL Vs DÉCHETS (suite) : le dernier mètre est celui où le service public devrait continuer à être au rendez-vous ! » — 14 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « TMVL Vs DÉCHETS – épisode 3 : la caméra voit tout… sauf peut-être l’essentiel » — 15 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « TMVL Vs Déchets – épisode 4 : la caméra voit les erreurs, mais qui regarde l’augmentation des déchets ? » — 25 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
GARE — PARVIS — PORTE EST
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VESEMT — « Notre Gare – Porte Est Métropolitaine : 5 millions d’euros… et toujours pas un coin d’ombre » — 25 juillet 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « Notre Gare : épisode 2 : cinq millions d’euros, un joli cadrage… et toujours pas beaucoup d’ombre » — 3 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « De Rugy découvre la chaleur à Saint-Pierre-des-Corps en Métropole de Tours Val de Loire » — 4 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « Concertation sur la gare : Porte Est Métropolitaine ! » — 31 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « Gare de Saint-Pierre-des-Corps en Métropole : VESEMT met sa contribution à la concertation à disposition de toutes et tous » — 8 septembre 2026 — Lire sur VESEMT.org
GALBOISIÈRE
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VESEMT — « Les travaux à la Galboisière arrivent… enfin, on commence à y croire ! » — 7 juillet 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « Réhabilitation de la Galboisière : le grand lifting, la fierté retrouvée du logement social » — 26 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
RABATERIE / NPNRU
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VESEMT — « Un quartier c’est comme une ville… pas un puzzle en kit ! » — 3 juillet 2026 — Lire sur VESEMT.org
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VESEMT — « Rentrée 2026 à Saint-Pierre-des-Corps : béton, caméras & démocratie de façade ! » — 18 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
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Maison de Projet NPNRU — La Rabaterie — Consulter
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Maison de Projet NPNRU — Place des Cosmonautes — Consulter
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Maison de Projet NPNRU — Chassepinière — Consulter
PISCINE
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VESEMT — « Métropole, piscine et promesses en eau trouble » — 5 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
GENS DU VOYAGE
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VESEMT — « Gens du voyage : quatre ans pour découvrir qu’une ancienne décharge n’était pas un terrain d’accueil ? » — 12 septembre 2026 — Lire sur VESEMT.org
MAGASIN GÉNÉRAL / YVAUDIÈRES
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VESEMT — « Magasin Général : le projet est métropolitain. La vente, elle, reste à démontrer. » — 20 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
POLITIQUE DE LA VILLE / QPV
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VESEMT — « TMVL Vs QPV : ou comment TMVL “bat la communication” avec un entretien annuel dans les quartiers populaires » — 11 août 2026 — Lire sur VESEMT.org
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ÉGALITÉ ET LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS
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MOBILITÉS
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Mobilité Touraine — Syndicat des Mobilités de Touraine — Consulter
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Lignes2tram — Consulter
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Plan de Mobilité 2026-2036 — Consulter
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