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PLACE MAURICE-THOREZ : LA CADA INSTRUIT, LA PLACE ATTEND TOUJOURS DES RÉPONSES

Nous l’avions annoncé le 6 juillet : après plusieurs semaines d’échanges avec la Ville de Saint-Pierre-des-Corps, nous avons saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) concernant le dossier LIDL et les transformations de la place Maurice-Thorez.

Notre demande porte notamment sur les documents relatifs au bail commercial, aux commandes et pièces techniques, aux études éventuelles concernant les incidences sur les espaces publics, les circulations, le stationnement et les usages, ainsi que sur les responsabilités respectives concernant les espaces privés et publics.

Vendredi 14 août : la CADA nous confirme que notre dossier est en cours d’instruction

Nous avons contacté téléphoniquement la CADA vendredi 14 août. Ses services nous ont confirmé que notre saisine était bien en cours d’instruction.

Ils nous ont également indiqué que, compte tenu d’effectifs actuellement fortement réduits, les délais de traitement étaient aujourd’hui beaucoup plus longs que le délai théorique annoncé et pouvaient dépasser quatre mois.

La situation mérite d’être connue. Le site de la CADA rappelle le rôle de la Commission et indique les modalités de saisine ; son bilan statistique 2024 faisait déjà apparaître un délai moyen de traitement de 66 jours.

Mais nous voulons surtout être clair·es : ce ne sont pas les agent·es de la CADA que nous mettons en cause, c’est la perpetuelle dégradation du service public qui est le problème et en premier lieu la diminution des effectifs et  le non remplacement des agent.es 

À VESEMT, la défense du service public est une valeur forte. Nous savons ce que représentent les services publics et nous savons aussi que derrière chaque dossier, chaque réponse et chaque délai, il y a des agent·es qui exercent leurs missions avec professionnalisme et déontologie.

Les agent·es publics ont une obligation de servir et un devoir d’accomplir les missions qui leur sont confiées. Mais leur action s’inscrit dans une organisation hiérarchique et politique : les services municipaux sont placés sous l’autorité du Maire et les services métropolitains sous celle du Président de Tours Métropole Val de Loire, dans le cadre des délégations qui leur sont accordées, sous leur surveillance et leur responsabilité.

Nous ne demanderons donc jamais aux agent·es de faire des miracles avec des moyens insuffisants (refus de consignes, inclus).  Nous demandons aux responsables politiques de donner au service public les moyens d’accomplir correctement ses missions.

Mais pendant que la CADA instruit, la place Maurice Thorez continue de changer

C’est bien là que se trouve notre préoccupation principale.

La CADA peut avoir besoin de temps pour instruire sérieusement notre dossier. Nous le comprenons et le respectons.

Mais le temps administratif n’est pas celui de l’espace public.

Les jardinières ont été retirées. Les usages de la place ont changé. Et nous avons passé un été sans bancs et avec une ombre insuffisante pour permettre à toutes et tous de profiter de cet espace dans de bonnes conditions.

Le soleil, lui, n’a malheureusement pas attendu la fin de l’instruction, et ….. le verdissement la fraîcheur et le repos à l’ombre comme à la gare ne sont pas au rendez-vous .

La Ville nous a indiqué que l’enlèvement des jardinières avait reçu un avis favorable de la commission générale du 22 janvier 2026 et qu’un arrêté de circulation avait été délivré. Elle précise également que les travaux concernent le domaine métropolitain.

Elle nous explique par ailleurs qu’aucune analyse extérieure des incidences sur les espaces publics n’a été réalisée, tout en évoquant des questions d’accessibilité et d’organisation du marché.

Ces réponses ne permettent toujours pas de comprendre complètement comment a été pensé l’avenir de cette place et avec quelles études, quels choix et quelles garanties pour ses usages.

C’est précisément pour cela que nous avons saisi la CADA.

Et maintenant, quel avenir pour la place Maurice Thorez ?

Le dernier magazine métropolitain (lien pour le télécharger plus bas) apporte de nouvelles informations sur l’avenir du secteur. Nous en prenons acte.

Mais elles restent, à nos yeux, très partielles au regard de tout ce qui a circulé ces derniers mois et des questions déjà soulevées dans nos précédents articles. Nous ne voulons pas transformer les informations circulant sur Internet en vérités officielles. Nous demandons exactement l’inverse :

que les informations officielles sur l’avenir de notre centre-ville permettent enfin de distinguer clairement ce qui est décidé, ce qui est projeté, ce qui est étudié, ce qui est abandonné et ce qui relève encore de l’hypothèse.

Parce qu’un espace public ne devrait pas être transformé par épisodes, pendant que ses habitant·es reconstituent son avenir à partir de morceaux d’informations. Et parce que la communication ne peut pas remplacer la concertation.

Nous continuerons à demander des comptes, sans faire le procès des agent·es et nous ne chercherons pas des coupables parmi les agent·es : nous cherchons les documents permettant aux habitantes et habitants de comprendre les décisions publiques.

C’est le sens de notre saisine.

Et si l’affaiblissement des moyens de la CADA allonge aujourd’hui le délai de réponse, nous le dénonçons non pas contre ses agent·es, mais parce que les recours citoyens ne doivent pas devenir les victimes du manque de moyens du service public, que nous condamnons sans réserve.

Défendre le service public, c’est défendre celles et ceux qui le font vivre. C’est aussi lui donner les moyens de garantir les droits de celles et ceux qu’il sert.

Nous n’avons pas fini de parler de la place Maurice Thorez

Nous continuerons donc :

  • A informer.
  • À documenter.
  • À questionner.
  • À publier les pièces utiles.
  • À suivre l’instruction de la CADA.

Et à regarder avec attention ce qui se prépare sur la place Maurice Thorez.

Parce que notre demande n’est pas extravagante : nous voulons savoir ce qui arrive à une place qui appartient à la vie quotidienne des habitant·es.

Nous voulons une place vivante, accessible, ombragée, équipée et pensée pour ses usages réels, dont l’actuel marché.

Nous voulons savoir où sont les études, les plans, (bien que nous doutions de leur existence) les décisions et les responsabilités.

Et surtout, nous voulons que les habitant·es ne découvrent pas après coup ce qui aura déjà été décidé pour eux et elles.

  • La transparence n’est pas une faveur.
  • La concertation n’est pas une décoration.
  • Et l’espace public n’est pas une page blanche réservée aux décideur·euses.

Nous informerons. Nous documenterons. Nous continuerons à saisir les institutions compétentes. Et nous ne lâcherons rien.

  • Parce que la mémoire de Maurice Thorez mérite mieux qu’un été sans bancs et sans ombre.
  • Et les corpopétrussien.nes méritent mieux que de devoir attendre des mois pour comprendre ce qui se décide sous leurs fenêtres.

À Saint-Pierre-des-Corps, le 17/08/2026

Le Comité populaire et néanmoins bienveillant de Vivre (surtout) Ensemble et (si possible) Solidaires en Métropole Tourangelle (VESEMT) ;

Ressources

  • VESEMT — « LIDL, RECRUTEMENTS ET TRANSPARENCE : LA CADA VA SAVOIR CE QU’ON NOUS CACHE », 6 juillet 2026 : annonce de la saisine de la CADA concernant notamment le dossier LIDL – place Maurice-Thorez et rappel du droit citoyen à l’accès aux documents administratifs. Lire l’article VESEMT du 6 juillet 2026
  • VESEMT — « Place Maurice Thorez : chronique d’une transparence invisible », 15 juin 2026 : retour sur la demande initiale de documents, les réponses de la Ville, les questions relatives aux autorisations, études, circulations, stationnement, usages de l’espace public et responsabilités. Lire l’article VESEMT du 15 juin 2026
  • VESEMT — « Place Maurice-Thorez : quand la communication précède l’explication et nourrit la défiance » : notre précédent texte consacré aux transformations de la place et aux questions de transparence et de concertation.
    Retrouver cet article sur VESEMT. Lire l’article VESEMT du 19 mai 2026
  • Notre saisine de la CADA du 6 juillet 2026 : demande d’avis sur la communicabilité du bail commercial, des commandes et pièces techniques, des études d’incidences, des documents relatifs à l’accessibilité et des éléments permettant d’établir les responsabilités respectives sur les espaces concernés.
    • Les pièces déjà communiquées par la Ville, notamment l’arrêté temporaire de circulation, l’arrêté de stationnement et de dépose des jardinières, l’étude des travaux de la place Maurice-Thorez et le plan des réseaux.
    • Les échanges avec la Ville, notamment sur les travaux, l’avis de la commission générale du 22 janvier 2026, l’arrêté de circulation et la question du domaine métropolitain.
    • Les réponses concernant les incidences sur les usages de la place, notamment l’accessibilité, les commerces, le CMS et l’organisation du marché.
    • Les échanges relatifs aux compétences et aux moyens des services, notamment la question du poste vacant de directeur des services techniques et les compétences respectives de la Ville et de la Métropole.
  • Tours Métropole Val de Loire — Magazine métropolitain n°87, qui apporte les dernières informations communiquées par la Métropole sur l’avenir du secteur et que nous mettons en regard de l’ensemble des informations et documents déjà disponibles. Consulter le magazine métropolitain n°87 – version web
  • CADA :  Commission d’accès aux documents administratifs, pour suivre le rôle de la Commission et les règles relatives au droit d’accès aux documents administratifs.
    Site officiel de la CADA

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