BOITE A OUTILSNOS TERRITOIRES

[TMVL Vs VILLE] AVANT DE JUGER, SAVONS-NOUS QUI DÉCIDE ? MÉTROPOLE OU VILLE

Comprendre qui fait quoi à Tours Métropole Val de Loire est la première condition pour pouvoir demander des comptes.

Avant de juger un projet, un retard ou une décision, une question essentielle se pose : de quelle collectivité cela dépend-il ? De votre mairie ou de Tours Métropole Val de Loire ? L’eau, les déchets, la voirie, les écoles, les grands projets… les responsabilités sont partagées.

Ce guide vous aide à y voir plus clair.


SOMMAIRE

  1. Qu’est-ce que Tours Métropole Val de Loire ?

    • Un peu d’histoire : de Tour(s)plus à la Métropole

    • Les 22 communes membres et leur population

  2. Une gouvernance de consensus : le poids des communes

    • La composition du Conseil métropolitain

    • Le Président et les 20 Vice-Présidents

    • Le Bureau

    • Les commissions

  3. Les outils sectoriels de la Métropole

    • Tours Métropole Habitat

    • Le Syndicat des Mobilités de Touraine (SMT)

    • Le Conseil de développement (CODEV)

  4. Le principe de subsidiarité : une idée simple, une mise en œuvre complexe

  5. Les compétences obligatoires de la Métropole

    • Développement économique et aménagement

    • Urbanisme et planification

    • Mobilités et voirie

    • Eau, assainissement et GEMAPI

    • Déchets ménagers

    • Habitat et logement social

    • Politique de la Ville

    • Énergie et climat

  6. Les compétences optionnelles (ou « supplémentaires »)

  7. Ce qui reste du ressort de VOTRE commune

  8. Le positionnement des groupes politiques sur l’intercommunalité


1. Qu’est-ce que Tours Métropole Val de Loire ?

Tours Métropole Val de Loire n’est pas une simple structure administrative posée au-dessus des communes. C’est une métropole, c’est-à-dire un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) disposant d’un bloc de compétences particulièrement large. Elle est l’acteur principal du territoire en matière de pilotage des services publics et d’investissements majeurs.

Un peu d’histoire : de Tour(s)plus à la Métropole

Pour comprendre le présent, il faut connaître le chemin parcouru :

  • 30 décembre 1999 : Création de la communauté d’agglomération Tour(s)plus, composée de 9 communes : Tours, Joué-lès-Tours, La Riche, Chambray-lès-Tours, Saint-Cyr-sur-Loire, Fondettes, Saint-Pierre-des-Corps, Ballan-Miré et Saint-Avertin.

  • 2005 : 6 nouvelles communes intègrent Tour(s)plus : Berthenay, Luynes, La Membrolle-sur-Choisille, Mettray, Saint-Étienne-de-Chigny et Saint-Genouph.

  • 2013 : 5 communes de l’ex-Communauté de communes de la Confluence rejoignent Tour(s)plus, qui compte désormais 19 communes.

  • 2017 : 3 nouvelles communes (Chanceaux-sur-Choisille, Parçay-Meslay et Rochecorbon) intègrent Tour(s)plus, portant le total à 22 communes.

  • 21 mars 2017 : Par le décret n° 2017-352, la communauté urbaine Tour(s)plus est transformée en métropole et prend le nom de « Tours Métropole Val de Loire ». Cette transformation répond à des critères légaux (plus de 250 000 habitants) et permet à la collectivité d’exercer un bloc de compétences élargi.

Les 22 communes membres et leur population

Voici la liste complète des communes qui composent Tours Métropole Val de Loire, avec leur population municipale 2023 (Source : INSEE, Recensement de la population 2023 — données publiées le 29 décembre 2025, en vigueur au 1er janvier 2026) :

  1. Tours — 139 259 habitants

  2. Joué-lès-Tours — 38 423 habitants

  3. Saint-Cyr-sur-Loire — 17 029 habitants

  4. Saint-Pierre-des-Corps — 15 898 habitants

  5. Saint-Avertin — 14 999 habitants

  6. Chambray-lès-Tours — 12 720 habitants

  7. Fondettes — 10 954 habitants

  8. La Riche — 10 487 habitants

  9. Ballan-Miré — 8 477 habitants

  10. Luynes — 5 062 habitants

  11. Notre-Dame-d’Oé — 4 515 habitants

  12. Chanceaux-sur-Choisille — 3 499 habitants

  13. Savonnières — 3 392 habitants

  14. La Membrolle-sur-Choisille — 3 290 habitants

  15. Rochecorbon — 3 219 habitants

  16. Parçay-Meslay — 2 574 habitants

  17. Mettray — 2 070 habitants

  18. Saint-Étienne-de-Chigny — 1 579 habitants

  19. Villandry — 1 143 habitants

  20. Druye — 1 024 habitants

  21. Saint-Genouph — 1 019 habitants

  22. Berthenay — 707 habitants


2. Une gouvernance de consensus : le poids des communes

La Métropole est gouvernée au-delà des clivages partisans. La réalité est une obligation de consensus que reflète sa gouvernance, avec un nombre d’élu·es métropolitain·es lié au poids de chaque commune. Cette architecture institutionnelle explique pourquoi les positions politiques locales doivent s’inscrire dans un équilibre métropolitain plus large, où le poids démographique des communes détermine le nombre de sièges.

La composition du Conseil métropolitain

Le Conseil métropolitain est composé de 87 membres titulaires et de 11 membres suppléants issus des conseils municipaux des communes membres. Le nombre de conseillers métropolitains est établi proportionnellement à la population municipale de ses communes membres.

Le tableau ci-dessous présente la répartition des sièges pour les communes les plus peuplées :

Commune Population Sièges titulaires
Tours 138 668 38
Joué-lès-Tours 38 432 10
Saint-Cyr-sur-Loire 16 766 4
Saint-Pierre-des-Corps 15 698 4
Saint-Avertin 15 075 4
Chambray-lès-Tours 11 877 3
Fondettes 10 917 3

Les communes de moins de 1 000 habitants (Berthenay, Druye, Saint-Genouph et Villandry) disposent d’un seul siège.

Le Président et les 20 Vice-Présidents

  • Président : Frédéric AUGIS, également maire de Joué-lès-Tours. Il a été réélu le 9 avril 2026.

  • 1ère Vice-Présidente : Maria LEPINE, déléguée aux ressources humaines. Maire de Villandry.

  • 2ème Vice-Président : Emmanuel DENIS, délégué aux mobilités. Maire de Tours.

  • 3ème Vice-Président : Philippe BRIAND, délégué aux relations institutionnelles. Maire de Saint-Cyr-sur-Loire.

  • 4ème Vice-Présidente : Cécile AUDET-PINARD, déléguée à la démocratie participative et à la relation au citoyen. Maire de La Membrolle-sur-Choisille.

  • 5ème Vice-Président : Laurent RAYMOND, délégué à l’espace public et aux infrastructures. Maire de Saint-Avertin.

  • 6ème Vice-Président : Thierry CHAILLOUX, délégué à l’enseignement supérieur et au développement économique. Maire de Ballan-Miré.

  • 7ème Vice-Président : Olivier CONTE, délégué à l’habitat, au logement et au fonds de solidarité pour le logement. Maire de Saint-Pierre-des-Corps.

  • 8ème Vice-Président : Sébastien CLEMENT, délégué au sport du quotidien, au sport de haut niveau et aux équipements sportifs. Maire de La Riche.

  • 9ème Vice-Président : Cédric DE OLIVEIRA, délégué à la culture, au rayonnement, à la communication et au Parc des expositions. Maire de Fondettes.

  • 10ème Vice-Présidente : Betsabée HAAS, déléguée au cycle de l’eau, à la biodiversité, à la gestion des eaux pluviales et à la prévention des inondations. Conseillère municipale déléguée à la mairie de Tours.

  • 11ème Vice-Président : Michel LAMY, délégué à la commande publique, aux moyens généraux et aux archives. Maire de Chambray-lès-Tours.

  • 12ème Vice-Président : Patrick LEFRANCOIS, délégué aux grands financements, au crématorium et aux pompes funèbres intercommunales. Maire de Notre-Dame-d’Oé.

  • 13ème Vice-Président : Emmanuel DUMENIL, délégué au tourisme et à la cité de la gastronomie. Maire de Rochecorbon.

  • 14ème Vice-Présidente : Alice WANNEROY, déléguée aux finances, à la politique de la ville, au fonds d’aide aux jeunes, à la prévention spécialisée et à la rénovation urbaine. Conseillère municipale déléguée à la mairie de Tours.

  • 15ème Vice-Présidente : Patricia SUARD, déléguée à l’alimentation et à l’agriculture. Maire de Saint-Genouph.

  • 16ème Vice-Président : Martin COHEN, délégué à la transition écologique, à la transition énergétique, aux déchets, à l’économie circulaire et à la propreté urbaine. Conseiller municipal délégué à la mairie de Tours.

  • 17ème Vice-Président : Antoine MAQUIN, délégué aux bâtiments métropolitains. Maire de Luynes.

  • 18ème Vice-Président : Jean-Patrick GILLE, délégué à l’emploi et à la formation professionnelle. Conseiller municipal délégué à la mairie de Tours.

  • 19ème Vice-Président : Frédéric DARBON, délégué au pôle d’appui aux communes. Maire de Chanceaux-sur-Choisille.

  • 20ème Vice-Présidente : Valérie TUROT, déléguée à l’urbanisme, au foncier et aux projets urbains. Adjointe à la mairie de Joué-lès-Tours.

Le Bureau

Le Bureau prépare les délibérations du Conseil et peut lui-même en adopter dans les limites qui lui sont fixées. Il comprend 33 membres : le Président, les 20 Vice-Présidents et 13 Membres supplémentaires.

Les 13 Membres supplémentaires du Bureau, avec leur délégation exacte, sont :

  1. Bruno FENET — 1er membre du Bureau, délégué à la fourrière animale. Maire de Parçay-Meslay.

  2. Noël DEBLAISE — 2ème membre du Bureau, délégué aux gens du voyage. Maire de Druye.

  3. Evelyne MONDON-DELAVOUS — 3ème membre du Bureau, déléguée aux risques majeurs et à la défense extérieure contre l’incendie. Maire de Savonnières.

  4. Régis SALIC — 4ème membre du Bureau, délégué à la gestion des milieux aquatiques. Maire de Saint-Étienne-de-Chigny.

  5. Khan KERNER — 5ème membre du Bureau, délégué aux parcs et jardins. Maire de Mettray.

  6. Franck GAGNAIRE — 6ème membre du Bureau, délégué à la recherche et à l’innovation. Adjoint à la mairie de Tours.

  7. Jacky BERTRAND — 7ème membre du Bureau, délégué au commerce, à l’artisanat et à l’économie sociale et solidaire. Maire de Berthenay.

  8. Rachida AISSAOUI — 8ème membre du Bureau, déléguée au Plan climat air énergie territorial (PCAET). Conseillère municipale déléguée à la mairie de Tours.

  9. Thibault COULON — 9ème membre du Bureau, délégué à la politique aéroportuaire. Conseiller municipal à la mairie de Tours.

  10. Elise PEREIRA-NUNES — 10ème membre du Bureau, déléguée à la lutte contre les discriminations et à l’intégration de l’égalité de genres dans les politiques publiques. Adjointe à la Mairie de Tours.

  11. Benjamin GIRARD — 11ème membre du Bureau, délégué à la transformation numérique du territoire et aux systèmes d’information. Adjoint à la mairie de Saint-Cyr-sur-Loire.

  12. Iman MANZARI — 12ème membre du Bureau, délégué aux grands événements. Adjoint à la mairie de Tours.

  13. Elisabeth LEMAURE — 13ème membre du Bureau, déléguée à la santé, au contrat local de santé et au conseil local de santé mentale. Conseillère municipale à la mairie de Saint-Avertin.

Les commissions

Les commissions préparent et suivent les projets qui seront soumis au Bureau et au Conseil métropolitain. Leur composition reflète la diversité des compétences de la Métropole. L’architecture complète des commissions n’est pas détaillée sur le site institutionnel, mais elles couvrent l’ensemble des domaines de compétences métropolitains (urbanisme, mobilités, développement économique, environnement, finances, etc.).


3. Les outils sectoriels de la Métropole

Au-delà de ses compétences directes, la Métropole s’est dotée d’outils spécialisés pour mener ses politiques publiques :

Tours Métropole Habitat

Tours Métropole Habitat est l’Office Public de l’Habitat (OPH) de la Métropole, un Établissement Public à Caractère Industriel et Commercial (EPIC). Initialement rattaché à la ville de Tours depuis sa création en 1921, l’organisme a été rattaché à la Métropole en 2017 et a changé de nom en octobre 2024 pour devenir Tours Métropole Habitat. Une convention de partenariat a été signée le 22 octobre 2024 pour définir une politique commune en matière de logement social.

Le Syndicat des Mobilités de Touraine (SMT)

Le SMT est l’autorité organisatrice de la mobilité à l’échelle du département, aux côtés de Tours Métropole. Il porte notamment le Plan de mobilité 2026-2036 et expérimente le titre de transport unique avec Tours Métropole, la Région Centre-Val de Loire et d’autres intercommunalités.

Le Conseil de développement (CODEV)

Le CODEV est une instance de démocratie participative, rendue obligatoire pour les intercommunalités de plus de 20 000 habitants par la loi NOTRe de 2015. Composé de 111 membres bénévoles issus de la société civile (répartis en 4 collèges), il est force de proposition sur les orientations majeures des politiques publiques locales. Ses grandes missions sont :

  1. Contribution au projet métropolitain

  2. Évaluation citoyenne des politiques publiques

  3. Expertise d’usage sur les sujets du territoire

Le CODEV a ainsi produit des avis sur des sujets variés : le tourisme, le cyclisme, la deuxième ligne de tram, le Plan Climat, etc.


4. Le principe de subsidiarité : une idée simple, une mise en œuvre complexe

Le principe de subsidiarité est inscrit dans la Constitution française (article 72). Il signifie que les décisions doivent être prises au niveau le plus proche des citoyens, sauf si un échelon plus large est plus efficace.

Concrètement :

  • Une petite rue de quartier est gérée au niveau de la commune.

  • Un réseau de transports en commun qui relie plusieurs villes est géré à l’échelle de la Métropole.

Ce principe évite que tout soit centralisé. C’est pour cela que la Métropole et les communes ne font pas les mêmes choses.

Cependant, la mise en œuvre opérationnelle de la subsidiarité est souvent complexe. La réalité du « millefeuille territorial » rend difficile l’identification de l’interlocuteur unique. Par exemple, une même politique publique peut impliquer plusieurs niveaux de collectivités, comme la politique de l’eau (commune, Métropole, Agence de l’eau) ou la gestion des gares (SNCF, Métropole, Région). Cette complexité peut nuire à la lisibilité de l’action publique et à l’exercice du contrôle citoyen.


5. Les compétences obligatoires de la Métropole

La loi (notamment l’article L.5217-2 du Code général des collectivités territoriales) attribue des compétences dites « de plein droit » aux métropoles. Elles sont exercées par la Métropole en lieu et place des communes membres.

Développement économique et aménagement

Contenu : Création, aménagement et gestion des zones d’activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire. Actions de développement économique et de soutien à l’attractivité.

Date d’acquisition : 2017 (création de la Métropole).

Outils sectoriels : Le CODEV a travaillé sur la stratégie d’attractivité du territoire et l’accueil des entreprises.

Urbanisme et planification

Contenu : Élaboration du Plan Local d’Urbanisme métropolitain (PLUm), du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), constitution de réserves foncières, politiques d’aménagement d’intérêt métropolitain.

Date d’acquisition : 2017. La planification urbaine est passée à l’échelle métropolitaine pour assurer une cohérence sur les 22 communes.

Mobilités et voirie

Contenu : Organisation de la mobilité (transports publics, BHNS), création, aménagement et entretien de la voirie d’intérêt métropolitain, signalisation, parcs de stationnement, plans de déplacements urbains.

Date d’acquisition : La compétence « voirie » a été élargie le 1er janvier 2018, avec le transfert des routes départementales situées sur le territoire métropolitain.

Outils sectoriels : Le Syndicat des Mobilités de Touraine (SMT) est co-compétent en matière de planification des mobilités. Le CODEV a produit des avis sur les mobilités et le vélo.

Eau, assainissement et GEMAPI

Contenu : Eau potable (traitement, adduction, distribution), assainissement collectif et non collectif, gestion des eaux pluviales urbaines, Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI).

Date d’acquisition : La compétence « eau » a été transférée à la Métropole en 2017. L’assainissement est une compétence historique de Tour(s)plus.

Déchets ménagers

Contenu : Collecte, tri, traitement et valorisation des déchets ménagers et assimilés.

Date d’acquisition : La collecte est métropolitaine depuis 2003 et le traitement depuis 2000 (héritage de Tour(s)plus).

Outils sectoriels : Le CODEV a travaillé sur l’économie circulaire.

Habitat et logement social

Contenu : Politique du logement, Programme Local de l’Habitat (PLH), aides financières au logement social, actions en faveur du logement des personnes défavorisées.

Date d’acquisition : 2017.

Outils sectoriels : Tours Métropole Habitat est l’opérateur du logement social sur le territoire métropolitain. Le CODEV a travaillé sur le PLH.

Politique de la Ville

Contenu : Élaboration du diagnostic du territoire, définition des orientations du contrat de ville, animation des dispositifs de développement urbain et d’insertion économique et sociale.

Date d’acquisition : 2017.

Énergie et climat

Contenu : Élaboration du Plan Climat-Air-Énergie Territorial (PCAET), contribution à la transition énergétique, concession de la distribution publique d’électricité et de gaz, création et gestion de réseaux de chaleur et de froid, création d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques.

Date d’acquisition : 2017 (renforcée par les lois de transition énergétique).

Outils sectoriels : Le CODEV a travaillé sur la révision du plan climat.


6. Les compétences optionnelles (ou « supplémentaires »)

Certaines compétences ne sont pas automatiques. La Métropole peut les exercer « en plus » si elle le décide, notamment par délibération du conseil métropolitain. Le décret de création de 2017 a attribué à Tours Métropole trois compétences optionnelles spécifiques :

  • Tourisme de loisirs et d’affaires : Création, gestion et entretien d’équipements liés au tourisme de loisirs et définition de la politique métropolitaine en matière de tourisme d’affaires. Le CODEV a produit un avis sur le schéma touristique.

  • Formation professionnelle et vie étudiante : Actions de soutien à la formation professionnelle et à la vie étudiante.

  • Pompes funèbres : Gestion du service extérieur des pompes funèbres ; création, extension, réhabilitation, utilisation et gestion des chambres funéraires.

La Métropole pourrait, à l’avenir, se voir transférer d’autres compétences, notamment dans les domaines sociaux (actuellement gérées par le Département) ou de la gestion des collèges, par le biais de conventions ou de décrets.


7. Ce qui reste du ressort de VOTRE commune

La commune reste la collectivité de proximité par excellence. Elle conserve des compétences essentielles qui ne sont pas transférées à la Métropole.

  • L’État civil : Naissances, mariages, décès sont gérés par la mairie.

  • Les Écoles maternelles et élémentaires : La construction, l’entretien et la gestion des écoles sont du ressort de la commune.

  • La Police municipale : L’ordre et la sécurité de proximité.

  • L’Urbanisme opérationnel : La Mairie continue de délivrer les permis de construire et d’aménager, en respectant les règles du PLUm fixé par la Métropole.

  • Les Équipements de proximité : Les bibliothèques de quartier, les centres sociaux (CCAS), les crèches et les infrastructures sportives municipales.

  • La Voirie communale : L’entretien des petites rues et des espaces publics de proximité.


8. Le positionnement des groupes politiques représentés à TMVL sur l’intercommunalité

Pour le Comité Populaire de VESEMT, le débat sur la Métropole ne peut pas se résumer à une opposition entre « pour » et « contre » l’intercommunalité. La plupart des forces politiques reconnaissent aujourd’hui qu’une partie des politiques publiques doit être organisée à l’échelle des 22 communes. La vraie question est plutôt de savoir jusqu’où doit aller le pouvoir métropolitain, quelle place doivent conserver les communes et, surtout, quelle place doit avoir le citoyen dans cette organisation. 

On peut ainsi distinguer plusieurs sensibilités, ou plutôt quelques repères (repaires?) nés de notre volonté de préciser quelques incontournables….mais  souvent contredits par les faits (ex : le vote du budget).  :

  • La droite et le centre défendent généralement une Métropole forte, considérée comme l’échelon pertinent pour organiser le développement économique, les grands équipements, l’aménagement et les infrastructures. Cette conception privilégie l’efficacité et la capacité à porter des projets à l’échelle du territoire. La présidence de TMVL par Frédéric Augis s’inscrit dans cette logique.
  • La gauche de gouvernement est davantage partagée. Elle reconnaît l’utilité de l’échelle métropolitaine pour les politiques qui dépassent les limites d’une commune — mobilités, logement, solidarité territoriale, planification — mais reste attachée au rôle politique et démocratique des communes. L’enjeu est donc moins « Métropole ou communes ? » que « comment faire fonctionner les deux ensemble ? » La présence d’Emmanuel Denis à la vice-présidence chargée des mobilités illustre cette volonté de participer pleinement à la gouvernance métropolitaine.
  • Les écologistes voient particulièrement dans la Métropole un outil permettant d’agir à une échelle cohérente sur les questions qui dépassent largement les frontières communales : transports, climat, énergie, déchets, eau, urbanisme et préservation des ressources. Pour eux, la dimension métropolitaine peut être un levier essentiel de la transition écologique.
  • Les communistes et une partie de la gauche appelée « radicale »  ont historiquement porté un regard plus critique sur le développement de l’intercommunalité. Leur inquiétude porte notamment sur le risque d’éloignement de la décision citoyenne, la concentration du pouvoir et la difficulté pour les habitants d’identifier les responsables des décisions. Mais cette critique ne conduit pas nécessairement au refus de la Métropole : certains choisissent d’y participer pour tenter d’influer de l’intérieur, tandis que d’autres privilégient une opposition plus marquée.
  • Les mouvements citoyens et associatifs, enfin, abordent généralement la question sous un angle moins partisan : qui décide, avec quelle transparence et avec quelle participation des habitants ? Pour eux, la Métropole peut être un outil utile si elle permet davantage de solidarité et de cohérence entre les communes, mais elle devient problématique si son fonctionnement rend l’action publique plus difficile à comprendre ou éloigne les citoyens des lieux de décision. Le CODEV constitue à cet égard un outil intéressant, mais qui ne saurait remplacer une véritable participation citoyenne aux décisions.

Le point de vue de VESEMT

Pour le Comité Populaire de VESEMT, le véritable clivage ne se situe donc pas simplement entre « pro-Métropole » et « anti-Métropole ».

Il porte sur le degré de centralisation des décisions, l’équilibre entre les 22 communes, la transparence de la gouvernance et la capacité des habitants à comprendre et à contrôler les choix qui sont faits en leur nom.

Une Métropole peut être nécessaire pour gérer efficacement ce qui dépasse les frontières communales. Mais l’efficacité administrative ne doit pas devenir un argument pour éloigner la décision des citoyens.

C’est pourquoi VESEMT défend une approche simple :

Une Métropole pour ce qui doit être pensé et organisé à l’échelle métropolitaine ; des communes fortes pour ce qui relève de la proximité ; et, à tous les niveaux, des citoyens en mesure de savoir qui décide, pourquoi et avec quels moyens.

Avant de demander des comptes, encore faut-il savoir à qui les demander. Et avant de transférer une compétence, encore faut-il savoir comment les citoyens pourront continuer à en contrôler l’exercice.

C’est précisément pour cela que VESEMT entend contribuer à rendre lisible le « qui fait quoi » de la Métropole, plutôt qu’à opposer artificiellement communes et intercommunalité


Pour aller plus loin

Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir, le site institutionnel de Tours Métropole Val de Loire met à disposition deux pages particulièrement utiles :

  1. Les partenaires de la Métropole (https://www.tours-metropole.fr/partenaires-de-la-metropole) : Cette page présente l’ensemble des acteurs avec lesquels la Métropole coopère : communes membres, établissements publics de coopération intercommunale voisins, syndicats mixtes, opérateurs (comme Tours Métropole Habitat), services de l’État, etc. Elle permet de visualiser l’écosystème institutionnel dans lequel s’inscrit l’action métropolitaine.

  2. L’organigramme de Tours Métropole Val de Loire (https://www.tours-metropole.fr/organigramme-de-tours-metropole-val-de-loire) : Ce document schématise l’organisation interne des services de la collectivité : directions générales, pôles opérationnels, services supports. Il donne une vision claire de l’architecture administrative qui met en œuvre les politiques décidées par le Conseil métropolitain.

Ces deux ressources complètent utilement notre présentation de la gouvernance et des compétences.

D’autres ressources sont par ailleurs présentés sur notre page : Ressources & liens


A TMVL le 06/09/2026

Le Comité populaire et néanmoins bienveillant de Vivre (surtout) Ensemble et (si possible) Solidaires en Métropole Tourangelle (VESEMT)


Ressources incontournables


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