Dynastie Conte : Épilogue… ou presque !
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Il paraît que les dynasties finissent toujours par tomber. Certaines dans le fracas des révolutions, d’autres dans le silence administratif d’une mise à jour de site internet.
Sur celui de la mairie, il n’y a désormais plus que 32 élu·es. L’une des 3 personnes d’une seule et même famille n’y figure plus . Disparition numérique, évaporation institutionnelle, bug démocratique ou simple prélude au Conseil municipal du 24 juin où elle sera probablement remplacée ?
La politique locale, quand elle évoque la démocratie, a parfois le sens de la mise en scène d’un magicien de fête foraine : « Regardez bien cette main… pendant que l’autre réécrit l’histoire. »
Depuis quelques temps, la Dynastie CONTE cultive une étrange conception de la gouvernance : quand il s’agit de la gouvernance municipale, tout change pour que rien ne change. Les visages passent, le scénario demeure. On remplace une pièce du décor, on repeint une façade, on déplace un fauteuil et l’on espère que le public, qui l’a majoritairement reconduit (réalité qui nous oblige), applaudira la nouveauté.
Pourtant, il y a une vérité que même les algorithmes municipaux ne peuvent masquer : derrière la domination de la technique, à ce jour, l’être humain reste maître.
On peut modifier un organigramme en trois clics, supprimer un nom d’une page web en quelques secondes, publier des communiqués calibrés au millimètre et compter sur l’oubli collectif. Mais aucune interface ne remplace la responsabilité, aucune mise à jour ne supprime les choix politiques et aucun logiciel ne fabrique la confiance.
La technique est un outil. La démocratie est une volonté.
Et lorsqu’une équipe finit par croire que les citoyens regardent le monde comme un écran que l’on rafraîchit avec la touche F5, elle oublie un détail essentiel : les habitants ont de la mémoire.
Ils se souviennent des promesses devenues slogans, des consultations, quand elles existent, devenues monologues, des débats devenus formalités. Ils savent que la transparence n’est pas une option graphique et que la participation ne consiste pas à valider des décisions déjà prises.
La Dynastie CONTE aura peut-être réussi à contrôler la communication, les procédures et les calendriers. Mais aucune majorité n’a jamais réussi à administrer durablement les consciences. Comme l’écrivait un philosophe, la technique tend à organiser le monde ; elle ne décide pas du sens que nous voulons lui donner.
Alors oui, un nom disparaît du site de la mairie et le 24 juin, jour du Conseil municipal, un autre apparaîtra sans nul doute.
Et l’on nous expliquera qu’il s’agit de continuité, de stabilité, de responsabilité, de modernité… bref, du vocabulaire habituel quand il faut faire passer une chaise musicale pour un grand projet collectif.
Mais les citoyens ne sont pas des lignes dans une base de données. Ils sont précisément ce qui échappe aux calculs.
Et c’est peut-être là que réside la seule véritable bonne nouvelle de cette fin de saison municipale : derrière les écrans, derrière les procédures, derrière les artifices de communication, il reste encore des femmes et des hommes capables de regarder le réel, de poser des questions et de rappeler une évidence que toute dynastie finit par oublier :
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Ce ne sont pas les outils qui gouvernent une ville,
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Ce sont les citoyens.
Épilogue ? Peut-être.
Ou simplement le début du chapitre suivant.
