L’intérêt général n’est pas à vendre
À chaque élection, on nous ressort les grands mots :
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Intérêt général
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Bien commun
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Service public
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Transparence
C’est joli dans un discours.
Encore faut-il que ces mots aient un sens lorsqu’il s’agit de gérer notre argent.
Aujourd’hui on découvre dans le compte-rendu de mandat d’un Élu Métropolitain de Tours que celle-ci s’empare de ce dossier et vient de former celles et ceux qui peuvent être amené à participer à ses décisions. Il est heureux de constater que des Elus font des compte-rendu et que la Métropole s’empare du sujet ! Tout autant a été pour nous désespérant que la proposition de recrutement d’un déontologue, bien que votée en 2022 n’ait été reprise par personne pour l’élection Municipale 2026
Parce qu’au fond, une mairie comme une métropole, ce n’est pas une agence immobilière.
Les biens communaux ne sont pas un Monopoly géant où quelques-uns gagnent pendant que tout le monde paie la partie. L’affaire du Bien Marceau, vendu lors du mandat précédent par les 2 maires en exercice à Saint-Pierre-des-Corps, reste le symbole d’une manière de gouverner où l’on privatise les bénéfices après avoir socialisé les coûts.
Petit rappel des faits
Pendant des années, la commune investit plus de 500 000 € d’argent public pour réhabiliter un patrimoine exceptionnel appartenant à tous les Corpopétrussiens.
Puis ce bien est vendu 470 000 €, au nom d’un prétendu projet d’intérêt général consacré à la culture.
Quelques mois plus tard :
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le logement de prestige est revendu plus de 540 000 € ;
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le reste devient :
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une résidence principale ;
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des logements privés ;
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des locations.
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Au final :
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Près de 1 700 m² de patrimoine communal vendus ;
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Seulement 334 m² réellement consacrés à la culture.
Voilà ce que le Maire continue à nous demander de croire que cette vente correspond à « l’intérêt général ».
Nous appelons cela autrement :
Une opération immobilière privée financée par l’argent public.
Le vrai problème (ou plutôt le plus visible) : la méthode
Le plus choquant n’est même pas le prix : C’est la manière de faire.
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Pas d’appel à projets.
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Pas de consultations publiques (exemple dans Clarté)
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Pas de véritable transparence.
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Pas de garanties sérieuses.
En revanche : Beaucoup de confiance… …mais toujours envers les mêmes.
On nous a expliqué qu’il fallait aller vite : Curieusement, lorsqu’il s’agit :
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d’aider une association ;
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d’accompagner une famille ;
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d’autoriser un commerçant ;
l’administration découvre soudain le goût :
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des procédures ;
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des formulaires ;
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des délais.
En revanche, lorsque certains intérêts privés sont en jeu, tout devient étonnamment fluide.
Qui paie ?
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Les travailleurs paient leurs impôts.
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Les retraités paient leurs impôts.
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Les locataires paient leurs impôts.
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Les petits propriétaires paient leurs impôts.
Et avec cet argent, certains semblent avoir trouvé une méthode formidable :
Transformer un patrimoine collectif en opportunité patrimoniale individuelle.
Le problème est politique
Le problème n’est pas seulement moral.
Il est politique.
Une commune n’existe pas pour fabriquer des plus-values privées.
Elle existe pour produire du commun.
Dans une société où tout devient marchandise :
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le logement ;
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la santé ;
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l’école ;
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la culture ;
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jusqu’aux espaces publics,
défendre les biens communaux devient un acte profondément démocratique.
Car derrière :
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chaque bâtiment vendu ;
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chaque terrain cédé sans contrôle ;
c’est un morceau de souveraineté populaire qui disparaît.
Quand le patrimoine public cesse d’appartenir à tous, il finit toujours par appartenir à quelques-uns.
C’est une vieille histoire.
Les économistes parlent : d’accumulation privée des richesses produites collectivement.
Les habitants, eux, parlent plus simplement :
« On nous prend pour des pigeons. »
Notre proposition existe depuis 2022,
En 2022, nous avions obtenu le principe de la nomination d’un déontologue indépendant, conformément aux recommandations d’Anticor.
Quatre ans plus tard :
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aucune nomination ;
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aucune mise en œuvre.
Encore une promesse rangée dans le tiroir des bonnes intentions.
Pour nous, cette nomination n’est pas une option.
Elle reste une exigence démocratique.
Parce que :
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la confiance en nos EluEs ne se décrète pas ;
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elle se contrôle.
Et lorsqu’on gère plusieurs dizaines de millions d’euros d’argent public, la moindre des choses est d’accepter que les citoyens puissent regarder comment leur argent est utilisé.
Le véritable choix politique aujourd’hui
Les élections municipales et métropolitaines de 2026 ont doter les exécutifs de gouvernance légitimes ce qui n’est pas discutables aussi c’est que les débats ne peuvent se contenter à voir s’opposer deux équipes de simples gestionnaires.
Elles doivent répondre à une question beaucoup plus simple : À qui appartient réellement la ville ? À quelques réseaux d’influence ? Ou aux habitants qui la font vivre chaque jour ?
Le choix est la seconde réponse.
Parce que la République ne consiste pas à administrer les intérêts particuliers avec de l’argent public.
Elle consiste à défendre le bien commun contre les intérêts particuliers.
Et cela commence par une règle très simple :
« Ce qui appartient à tous ne doit jamais servir les privilèges de quelques-uns. »
A Saint-Pierre-des-Corps le 08 juillet 2025
Le Comité populaire et néanmoins bienveillant de Vivre, surtout, Ensemble et, si possible, Solidaires en Métropole Tourangelle, (VESEMT).
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Cette tribune prolonge notre précédente publication dans Clarté : Journal d’informations municipales de Saint-Pierre-des-Corps (janvier-février 2026), intitulée :
« L’intérêt général, un bien précieux au cœur de tout projet pour les élections municipales et métropolitaines de 2026 »
Nous y revenions notamment sur :
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la vente du Bien Marceau ;
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notre saisine de la CADA qui nous a permis d’obtenir des documents refusés lors du vote ;
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notre demande, restée sans suite, de désigner un déontologue indépendant, conformément aux recommandations d’Anticor.
