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Chronique allusive sur une étrange série d’incendies

Toute ressemblance avec des personnes existantes, des situations municipales réelles, des conseils agités, des bâtiments en souffrance ou des incendies opportunément commentés ne saurait être que pure coïncidence. Toute similitude avec une ville bien connue du Val incandescent relèverait de l’imagination du lecteur”

Il existe des élus qui inaugurent des médiathèques. D’autres coupent des rubans.

Et puis il y a cette catégorie plus rare de responsables publics dont le passage dans une ville semble accompagné d’une étrange pyrotechnie municipale.

À Saint-Pierre-sur-Cendres, du 3 juillet 2020 jusqu’à septembre 2024 (soit exactement quatre ans et deux mois) les flammes apparaissent parfois comme une ponctuation politique locale. Avec un retour médiatique récent.

  • Cabinet médical du quartier des Brasiers visé à plusieurs reprises.

  • Bâtiment médical incendié en pleine transition de projet.

  • Voiture du maire consumée durant les émeutes de 2023 et ceux d’une autre quelques mois avant, incendiés aussi :

  • Une Piscine, un Collège, le Pacha

S’ensuivent : Communiqués alarmés. Conférences et rassemblements indignées. Déclarations républicaines solennelles.

Toujours les mêmes décors. Toujours les mêmes silhouettes.

À ce stade, ce n’est plus seulement une série de faits divers ; cela ressemble à une esthétique municipale.

Naturellement, personne ne peut affirmer quoi que ce soit : Les enquêtes existent pour cela. Mais le citoyen ordinaire conserve le droit imprescriptible de lever un sourcil devant certaines répétitions statistiques.

Car enfin, quelle étrange dramaturgie locale : toujours des biens symboliques, toujours des moments politiquement sensibles, toujours des lieux chargés d’enjeux immobiliers, urbains ou patrimoniaux.

Le feu ne détruit plus seulement : il purifie, il recompose, il redéfinit les récits. Dès juillet 2024, un vœu présenté au conseil municipal par un groupe d’opposition alertait explicitement sur l’état de ce bien situé à l’entrée de ville : Le vœu fut rejeté.

Le premier adjoint de l’époque, Maire aujourd’hui, invitait néanmoins les élus à saisir le service urbanisme afin qu’une procédure soit étudiée. Depuis lors, une question demeure suspendue dans l’air : quelles suites concrètes furent réellement données ? Ironie supplémentaire : le propriétaire du bien n’était autre que l’ancien maire lui-même, via une société civile immobilière, fait reconnu publiquement avant qu’il se retire du vote.

Le plus cruel serait peut-être de croire à la pure malchance quand ce bien brûle sans raison. Après tout, les incendies sont parfois seulement des incendies.

Mais à force d’accumuler les cendres, les coïncidences finissent par dégager une odeur de scénario. Et pendant que les murs noircissent, que les projets changent de main et que les votes unanimes découvrent soudain l’importance de « l’image de la ville », comme au dernier Conseil Municipal de février 2026, le citoyen moyen regarde ce théâtre incandescent avec une dernière interrogation fictionnelle: Son successeur va-t-il lui aussi “jouer” de malchances ?

Et enfin, l’opposition va-t-elle, au prochain conseil municipal, évoquer la situation des commerces (et la réorganisation du Centre Ville) ou servir à nouveau du réchauffé avec les flammes du Bien en entrée de ville ? L’avenir nous le dira !


À Saint-Pierre-des-Corps, le
29/05/2026.

Le Comité populaire et néanmoins bienveillant de Vivre (surtout) Ensemble et (si possible) Solidaires en Métropole Tourangelle.